l'église de Verjon

Publié le par Emile Bocquillot

L’église de Verjon

Communiqué par Emile Bocquillot ()

 

 

Histoire

 

Le cartulaire de Saint-Vincent de Mâcon indique qu'au Xème siècle, Verjon possédait une église.  On ignore son emplacement ainsi que sa date exacte de construction. L'église actuelle date quant à elle du XVème - XVIème siècle. Sous la Révolution, elle devint "le Temple du culte de la Raison".  On y informait le peuple des décrets de la Convention Nationale et des lois. Albitte ordonna la destruction du clocher, dont la reconstruction fut entreprise par l'architecte Debelay, après la réouverture de l'église en 1801.

 

Visite de l'église

 

L'intérieur de l'église se caractérise par la sobriété de sa nef, en contraste avec la richesse architecturale du chœur et de la chapelle des Seigneurs.

 

La nef

 

Sur le mur sud, éclairé par une fenêtre en plein cintre, se trouve un tableau représentant la Vierge.  Un Christ couronné d'épines lui fait pendant. De part et d'autre de l'arc triomphal, figurent deux statues. L'une représente saint Roch: il tient un bâton dans la main droite tandis que sa mains gauche repose sur son cœur.  Elle est en bois polychrome.

 

L'autre est une statue de la Vierge à L'Enfant, en bois doré.

 

Les chapelles:

 

La chapelle Saint-Hippolyte. Autrefois dédiée à Notre-Dame de Pitié, elle est aujourd'hui consacrée à saint Hippolyte, patron de la paroisse. Couverte d'une voûte d'arêtes, elle est éclairée par un vitrail en plein cintre décoré de losanges et motifs géométriques. Elle abrite une dalle funéraire de la famille Picquet, originaire de Verjon, datant du XVIIIème siècle. On peut remarquer l'autel en bois sculpté d'arcatures trilobées et de colonnes. Un niche au-dessus abrite la statue de Saint-Hippolyte, en bois doré.

 

La chapelle de la Sainte-Vierge. Elle était au XVIème siècle dédiée à saint Claude. Le prêtre originaire de Verjon, Messire Henri Berrot est inhumé dans cette chapelle où l'on peut voir sa pierre tombale à inscription en lettres gothiques.  Il est décédé en 1541. La chapelle est couverte d'une voûte en ogive retombant sur des colonnes engagées dont les bases sont ouvragées.  Elle est éclairée par un vitrail autour duquel on distingue des traces de claveaux. Elle est agrémentée de stalles en bois et d'un autel du même matériau au-dessus duquel se trouve une niche ornée d'une croix.  On peut également remarquer un tableau de la Vierge à l'Enfant et la présence d'un lavabo à l'intérieur de cette chapelle.

 

Le Chœur

 

Construit au XVIème siècle, il est couvert d'une voûte en ogives.  Le vitrail est composé de trois panneaux séparés par des pilastres. L'autel en bois de forme galbée date du XVIIIème siècle. Le tabernacle comporte une représentation de l'Agneau Mystique.

 

La chapelle des Seigneurs du château fort. Cette chapelle a été édifiée au XVIème siècle dans le style Renaissance par Philibert de Châteauvieux et Marie de Chalant, son épouse, morts respectivement en 1546 et 1547.  Ils reposent tous deux en ce lieu. Avant la Révolution, leurs gisants, taillés dans le marbre, devaient être placés dans l'enfeu.  Seules subsistent la bordure de marbre blanc, ornée de fins rinceaux, et une inscription.  L'empereur Charles V dont il est question dans cette inscription n'est autre que Charles Quint.  Ce tableau a été élevé pendant la première annexion de la Bresse à la France, sans doute sur l'initiative du fils des défunts, Claude de Châteauvieux (1532-1558). La voûte d'ogives repose sur des chapiteaux Renaissance, inspirés du style Antique, sur lesquels on distingues les lettres P et M entrelacées, initiales du couple seigneurial.  La clé de voûte porte les armoiries des Châteauvieux. Les deux vitraux tardifs sont de même facture que celui du chœur, malheureusement les vitraux d'origine ont été détruits à la Révolution.  La chapelle est dotée d'un triptyque. Une litre seigneuriale, bande funéraire noire, interrompue par les blasons peints a été découverte et restaurée vers 1930 à l'instigation du baron Georges Guillaumot, maire de Verjon. Cette litre a été réalisée au XVIIème siècle, à l'occasion des funérailles de Clériadus de Coligny, ou de son fils Joachim de Coligny.  A l'époque, cette chapelle était dédiée à Sainte-Catherine.

 

La chapelle du Sacré-Cœur. Elle date du XVème siècle.  Elle appartenait aux seigneurs de la Verjonnière, qui l'avaient placée sous le vocable de sainte Barbe.  Par la suite, elle a été appelée chapelle des Saint-Anges puis est devenue en 1925 la Chapelle du Sacré-Coeur. Elle comporte une très belle baie flamboyante, caractéristique du XVème siècle, une piscine gothique et un petit bénitier. Deux tableaux représentent le Christ et l'Assomption.

 

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