un maire d'Echallon

Publié le par Société d'Emulation de l'Ain

Eugène-Emile Tournier-Colletta

 Du gendarme au maire : Parcours d’un homme ordinaire

 

 

Il naît le 22 octobre 1887 à Echallon. Issu d’une très ancienne famille du pays, il s’instruit et passe son certificat d’études primaires. Son père, Louis-Joseph-Séraphin est un agriculteur. Déjà, parmi ses ancêtres, des sans noms ont marqué les pages de l’histoire de France, tel Joseph-Marie Tournier-Colletta, né en 1792 à Echallon qui  sert durant 3 ans, sous le 1er Empire, comme soldat au 102e Régiment d'Infanterie de Ligne. Ce dernier, toujours vivant sous le 2nd Empire, fait une demande, le 16 Septembre 1857,  pour recevoir la médaille de Ste Hélène. Il est alors sur les listes de secours à apporter aux indigents.

Eugène-Emile est incorporé, au titre du service national, au 9e bataillon d’artillerie à pied le 9 octobre 1908. Il passe brigadier le 26 septembre 1909. Le 1er mars 1910, il passe au 9e régiment d’artillerie à pied. Passe dans l’armée de réserve le 1er octobre 1910. C’est alors un grand homme pour l’époque. De retour à Echallon, la vie de paysan doit lui sembler morne. Il entre dans les douanes, à la direction d’Epinal, comme préposé, le 1er février 1911. Il est nommé gendarme à pied dans la 7e légion de Gendarmerie, par décision ministérielle du 8 juillet 1913. Il est en poste à Septmoncel dans le Jura. Il est détaché à la Prévôté des Etapes de la 1re armée du 25 janvier au 31 octobre 1916. Il est sous les ordres du capitaine Loiseau. Il est à Gondrecourt puis à Bar le Duc. Durant cette période, il obtient  2 permissions. Il fait partie du détachement mobile de Prévôté n°2 de la 2e armée du 1er novembre 1916 au 9 août 1917 auprès du 49e bataillon de chasseurs. Il est sous les ordres du capitaine Molin. Il combat à Verdun, Chauffour, Ciracelle, Poste de France, Jaramfontaine, Therville, Bras, Regret et Duguy. Durant cette période il n’obtient qu’une permission de détente du 25 novembre 1916 au 5 décembre de la même année. Il quitte le front pour l’intérieur le 16 septembre 1917 pour entrer dans la section des Etapes de la Prévôté jusqu’au 12 février 1918.  Il se marie le 31 décembre 1919 à Charlotte-Virginie Febry.  Il obtient son permis de conduire le 23 août 1920. Il passe chef de brigade de 4e classe le 10 janvier 1922. Sa conduite lors d’un incendie à Luhier, le 15 août 1923, lui vaut une lettre de félicitations du préfet du Doubs. Il est admis dans le corps des sous-officiers de carrière le 31 mai 1928 et à ce titre il porte le sabre modèle 1845. Maréchal des logis chef par décret du 8 août 1925. Déclaré digne de confiance par le préfet du Doubs, il est nomme maréchal des logis chef à Sathonay, le 10 mai 1828, en remplacement de Prévost admis à la retraite. Le 31 août 1933, il est mis à l’ordre du jour de la brigade, par le gouverneur militaire de Lyon, pour son zèle et son dévouement dans le développement des écoles de perfectionnement des sous-officiers de réserve. Adjudant-chef le 10 juillet 1939. Le 1er septembre 1939, il part en zone des armées. Il est admis à la retraite le 29 juillet 1941. Dès le 27 février 1941, il fait une demande pour obtenir la carte d’ancien combattant. Malheureusement pour lui, il n’a passé que 56 jours en zone de combat, au lieu des 3 mois requis pour obtenir la carte. Le 17 octobre 1941, il obtient un rejet de l’Office Nationale des Anciens Combattants de Bourg. Retiré à Echallon, il prend une part active dans la logistique des maquis du Haut jura et du camp Charles. Il encourage ses deux fils à prendre les armes. Il se rapproche et se lie d’amitié avec Romans-Petit. Président du comité local de libération d’Échallon par arrêté du 11 octobre 1944, il est confirmé par arrêté du 20 décembre. Nommé maire par arrêté du 20 janvier 1945, il est élu en mai, réélu en novembre 1947 comme républicain indépendant, mai 1953 et mars 1959 jusqu’en 1965.

 

 

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