lettre d'un aide de camp de Gex

Publié le par Société d'Emulation de l'Ain

Lettre écrite par Jean Charles François André Marinet à sa mère, madame Millet de Gex, mais retirée à Saint-Claude le 22 fructidor an II. Il sert comme adjoint à l’adjudant-général Ney le 1er prairial an II, mais blessé le 28 prairial an II d’un éclat d’obus à la tempe gauche à Fleurus, il est à l'hôpital.

« Givet ce 22 fructidor l’an 2e République

Jai reçu, Ma chere mere, la modique somme de 200 que vous m’avez envoié dans la lettre de votre mari. Je pense que vous avez oublié que mes rentes ne m’ont point été payées depuis près de trois ans. Il est malheureux que mon éloignement me fasse ainsy souffrir. Je n’attribue cepenadnt pas cette nouvelle manière d’agir à votre justice et à votre bon cœur que je connais. J’espère que vous m’enverrez encore à l’adresse que je joins icy. Ma maladie que j’ai m’occasionne une dépense qui ma forcé de vous faire cette 2e demande. J’étois presque guéri mais une fièvre occassionnée par le mauvais air de l'hôpital me retient plus longtemps que je voudrais et je vois avec peine que j’ai encore un mois à rester icy jusqu’à mon rétablissement. D’après l’avis des medecins, je suis sorti de l'hôpital pour me faire soigner dans une chambre en ville, afin d’éviter une troisième maladie. Si vous ne perdez pas du tans à m’envoier l’argent que je vous demande vous pourrez me l’adresser à Givet et cet arragement me conviendrait beaucoup plus.

J’embrasse de tout mon cœur mes sœurs Diere et Marianne, et croiez moi votre affectionné fils.

Marinet.

Aide-de-camp du général commandant la cavalerie.

Armée de Sambre et Meuse

Où à l'hôpital à Givet »[1]



[1] A.D. Ain série J fonds Libois.

Commenter cet article